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Blessure & Running : se soigner en 3 étapes

Tu cours régulièrement et une blessure persistante ne te quitte plus depuis quelques temps?
Tu as tenté de te soigner; sans résultat. Les courses approchent et le doute s’installe. Suspendre l’entrainement trop longtemps n’est pas envisageable. Tu ne sais pas si tu pourras prendre le départ ou franchir la ligne d’arrivée.

La Pratique de la Course à Pied t’apporte un Moment de Bien-Être Physique et Spirituel. Courir est une activité qui te permet de repousser tes limites. Tu cherches à rester en bonne santé.
Mets toutes les chances de ton côté pour retourner rapidement sur le terrain de jeu.

De quelles blessures parle-t-on?

Il y a blessure et blessure. Le sujet qui nous intéresse concerne les lésions qui sont le résultat du « trop, trop vitre, trop fort », d’un entraînement mal structuré, d’une technique de course pauvre. Vous êtes de nombreux coureurs concernés par ces blessures qui gâchent le quotidien.
On parle de : périostites, syndrome de l’essai glace, tendons d’Achille, contractures, tendinites, calcifications. La liste n’est pas exhaustive.

>>Suis ce lien pour en savoir plus sur la Cadence de Pas

Je mets de côté les pathologies particulières, qui elles, demandent un traitement spécifique.

Il y aurait moins de blessés et encore plus de plaisir si les professionnels du running mettaient mieux en avant le bénéfice du travail de la foulée (ce qui n’empêche pas de placer le produit à vendre 😛).

Sans parler des conseils douteux qui sont encore largement diffusés : l’amorti d’une chaussure, pronation, supination, universelle, la semelle orthopédique trop largement prescrit, les orthèses (genouillères, chevillères, etc…) dont l’efficacité n’est pas prouvée.😬
Laisser croire aux coureurs qu’une chaussure est la solution pour moins se blesser (ou mieux courir) : j’appelle ça de la malhonnêteté. Il n’y a qu’à voir le nombre de runners blessés.

Alors oui le confort d’une chaussure compte pour progresser. Mais attention : l’essentiel est ailleurs.
C’est bien l’apprentissage d’une foulée moins traumatisante qui t’aidera. Apprends à courir pour moins te blesser!!!
Mise sur le long terme.🙂

Le coureur en quête d’une solution à sa blessure

C’est quasi un réflexe : à l’ère numérique, il est facile d’accéder à l’information et nombreux sont les coureurs « blessés » qui tentent de se soigner (mais surtout se rassurer) en passant par internet.
Malheureusement, le volume d’information est tel qu’on ne sait plus où donner de la tête.

Qu’est ce qui fonctionne ou ne fonctionne pas?
Quel protocole de soin m’aidera à reprendre l’entrainement?
Qu’en est-il de ceux qui ont la chance de courir en groupe ou au sein d’un club?
Tu demandes conseil aux copines et aux copains?

Pourquoi essayer de se soigner avec l’aide d’internet est une erreur

Un peu perdu, tu essayes de récolter des conseils pour te soigner. La solution rapide est de solliciter la communauté des coureurs à travers les réseaux sociaux (FACEBOOK pour ne pas le citer). Tu poses la dite question. Puis attends une réponse. Ensuite (plutôt rapidement d’ailleurs), tu recois une, puis deux, puis trois, puis….une avalanche de réponses. Des retours d’expérience toujours sincères.

Mais à ce moment, il se pose deux problèmes:
Comment vais-je faire le tri parmi toutes ces réponses?
et
Est-ce-que j’ai exposé reflète bien la réalité?
Ai-je communiqué les bonnes informations qui expliquent mon état de forme? Ou est-ce que je n’influence déjà pas la réponse en posant ma question?

S’inspirer d’un cas similaire et essayer de le transposer à soi-même est une mauvaise idée.

L’auto-diagnostique : c’est jouer à l’apprenti sorcier.
Un protocole de soins : ce n’est pas une simple liste d’action à faire. Car cette liste évolue en fonction de tes sensations. Il y a besoin de l’adapter au fil des séances. Sur un plan physique, nous récupérons tous différemment.

Et le bons sens dans tout ça?

Allez, une citation de Friedrich Nietzsche (merci la clinique du coureur): Les convictions sont des ennemis de la vérité plus dangereux que les mensonges.

Aie conscience que les convictions, les idées fausses, et les croyances sont des freins.
La santé est l’affaire de professionnels compétents.
Un diplôme: c’est avant tout qu’un droit à exercer. Il n’indique en rien le niveau de compétence du médecin ou du thérapeute.
Combien de coureurs ont vu un médecin (ou un thérapeute) pris au hasard? sans jamais réussir à se soigner; sans pouvoir revenir sur les terrains de jeu.
Prends le temps de choisir ton soignant avec grande attention.😉

Le médecin du sport

C’est le point de départ du parcours médical. Dans le cas d’une blessure, le docteur est celui qui pose le diagnostique et t’oriente vers le bon spécialiste. Il est l’aiguilleur.

Méfie-toi des propositions rapides : anti-inflammatoires, repos (trop long), podologue (semelles orthopédiques). C’est comme les antibiotiques : ce n’est pas automatique!!!

Pour établir son diagnostique, un docteur fiable et compétent est celui qui essaye de comprendre comment tu pratiques le running. C’est un préalable pour pouvoir t’emmener correctement vers la guérison.
Si ce n’est pas le cas, c’est que tu es surement face à un médecin ayant des compétences dont tu n’as pas besoin.

La pratique de la médecine sportive et une spécialisation dans le domaine de la course à pied sont des marqueurs de qualité indispensables.

Imagerie médicale

Lorsque c’est nécessaire, l’analyse médicale est un outil de diagnostique efficace (à condition qu’elle soit bien réalisée).
Échographie? Radiographie? scanner? IRM?

L’imagerie médicale est un outil d’aide à la décision. Une fois le compte rendu d’analyse établi, le médecin a ainsi l’ensemble des éléments qui lui permettent de faire un bilan médical fiable et objectif.

C’est lors de ce deuxième rendez-vous qu’il t’orientera (ou pas) vers le bon thérapeute (si besoin). Il délivrera alors une ordonnance.

Le thérapeute

A chacun son champ d’activité: kinésithérapeute, ostéopathe, podologue, etc…
L’idéal serait un cabinet médical où ces différents praticiens travailleraient ensemble. Mais là, je m’égare. C’est un doux rêve de voir ce type de centre exister.

Le thérapeute est celui qui définit le protocole de soin (et non le médecin).
Le mieux placé pour soigner la blessure du coureur est le kiné.

Clique sur ce lien pour savoir comment trouver un bon Masseur-Kinésithérapeute.

Lors de cette première consultation, emmène avec toi tes analyses (imageries).
Ensuite
Assure-toi que tu es le seul patient sur ce créneau horaire; c’est l’idéal. Quitte à payer la consultation un peu plus cher.
A noter : Les bons professionnels font l’effort de se former tout le long de leur carrière dans des disciplines spécialisées (pour nous soigner plus efficacement).
Ici aussi, la première consultation doit être un moment d’échange. Le thérapeute doit comprendre comment tu pratiques le running. Voici quelques exemples : ton quotidien (perso, pro), la construction de ton entraînement, le matériel que tu utilises, ton expérience de coureur, les changements récents dans tes séances. Il cherchera à identifier la cause de ta blessure. C’est très important.
Pour des raisons économiques, certains kinés consultent en prenant 2-3 patients à la fois. Aie conscience que ce n’est pas dans ton intérêt.

L’erreur de ne pas suivre les recommandations de son thérapeute

Parfois (souvent), le runner n’en fait qu’à sa tête. C’est plus fort que lui. Il n’arrive pas à être raisonnable.
Fais-tu partie de ceux qui sont tentés par reprendre l’entrainement trop tôt (ou trop fort)?

Les premières séances de soin te font du bien. Tu constates une amélioration physique. Te voilà rassuré. Le kiné t’autorise à faire des sorties courtes, peu intenses. Et voilà que tu pars sur les chapeaux de roue; à faire du long, du fractionnés, à perdre la tête…
Ce qui est une phase de remise en charge progressive (pour tester, évaluer) devient un jeu risqué.
Et là : rechute…

Lors du rendez-vous suivant, on culpabilise (ou pas) et tu ne lui dis pas toute la vérité. Le bon masseur-kinésitherapeute n’est pas dupe.
Amis coureurs!!! Notre kiné nous connait bien; même très bien. Si tu as l’idée de lui raconter une histoire à dormir debout, il fera semblant de te croire. 😉
Tout ça pour dire que si tu n’es pas un minimum discipliné, tu auras beau avoir le meilleur professionnel, te soigner sera très compliqué.

Une bonne prise en charge médicale pour retourner courir dans les meilleures conditions

Une coupure (ne pas courir) qui dure trop longtemps est synonyme de déconditionnement. Tous les progrès (durement acquis séance après séance) peuvent facilement partir en fumée en quelques semaines.

Voilà. Tu en sais suffisamment pour revenir sur la piste, sur la route, sur les singles. Ton retour à la course à Pied peut se faire dans de bonnes conditions si tu suis ces conseils.
Pour les blessures persistantes : médecin sportif compétent, imagerie médicale, et kiné spécialisé en course à pied est le trio gagnant.

Avoir une meilleure pratique de la course à pied te mettra à l’abri des blessures les plus communes. Même pour le coureur amateur, travailler sa technique (sa foulée) est un levier fondamental pour être un sportif accompli. En procédant ainsi, tu t’attaques à la principale cause de blessure chez le coureur: une technique pauvre.

C’est justement l’ambition de ce site. Inscris-toi à la newsletter pour recevoir par email les informations et ainsi mieux pratiquer la course à pied. Laisse un commentaire d’encouragement (juste en bas) à l’attention des autres coureurs. 😉

Attention au repos complet!!!
Autant retirer momentanément du stress biomécanique aide à mieux récupérer, autant il faut oublier l’idée que le repos seul soigne.

Le plaisir de courir

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