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9 Mythes Incroyables dans le Monde du Running

mieux En Course à Pied, les Idées reçues ne font pas exception. Certaines informations qui circulent ont la vie dure. Et certaines de ces Idées sont de réels Problèmes puisqu’elles Empêchent le Coureur de Pratiquer le Running dans de Bonnes Conditions.

De Nombreuses Croyances Détournent l’Attention du Coureur Récréatif. Les Conseils distillés par les Vendeurs Spécialisés et par le personnel médical (ne connaissant rien sur le sujet) les plongent dans de profondes convictions. Entre l’appât du gain des premiers et l’excès de précaution chez les seconds, il est compliqué de courir sans que cela ne devienne un problème.
C’est vrai, Je dépeins un tableau peu flatteur. C’est caricatural. J’essaye de bousculer un peu les idées bien ancrées. 😉
Les connaissances sont disponibles (mais encore peu connues du grand public) et les experts sont de plus en plus nombreux à y accéder. Tant mieux. 🙂

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Avant de continuer, je souhaite souligner que les mythes abordés ici concernent essentiellement ceux qui touchent de près ou de loin les facteurs de blessure dans le Secteur du Running (ou qui limitent la progression des performances).

Voici les Mythes Incroyables dans le Domaine de la Course à Pied:

Mythe Running #1 : Courir Souvent à des Allures Rapides pour Progresser.

La course à Pied est un Sport où il est Facile de Mesurer le Dépassement de soi. Et depuis quelques années, avec les objets connectés, le Coureur possède les outils pour Mieux Progresser. Les débuts encourageants l’emmène vers un chemin où il est tentant de développer sa capacité à aller toujours plus vite. De même, courir plus longtemps pour tenter d’aller encore plus loin.
La courbe de progression est significative lors des premières sorties. Et comme dans tout apprentissage, on finit par atteindre une altitude de croisière; le fameux plateau où on observe une période de stagnation. La majorité des coureurs réussissent à atteindre cette étape (même si les sorties sont du grand n’importe quoi 😜).
Les Progrès en Course à Pied Ne se Font Pas en Courant Toujours à des Allures Rapides; bien au contraire. Car procéder ainsi ne permet pas au corps d’assimiler la séance d’avant (à récupérer, à durer dans l’effort). C’est un facteur aggravant de blessure : Courir Toujours (trop) Vite. Et qui dit Blessure dit arrêt momentané. On ne progresse plus. Pire, on régresse.
Évite ce moment!!! Pour Courir Vite, Tu Dois Apprendre à Courir (très souvent) Lentement!! Pense à l’Endurance Fondamentale. 😉

Mythe Running #2 : Une Bonne Chaussure de Running doit Avoir un Bon Amorti.

Chez le coureur, le Pied est la Partie du Corps qui Interagit avec le Sol. Il Transmet Toutes les Informations au Cerveau afin que la Foulée s’équilibre. Le Corps Humain est un Monstre de Technologie avec une Capacité d’Adaptation Extraordinaire; à condition de lui laisser la possibilité de rester vigilant.
Le Pied est la Tour de Contrôle du Pratiquant en Course à Pied. Utiliser une chaussure avec trop d’amorti, c’est comme éteindre les écrans de contrôle. Que risquent les avions? Avec une bonne dose de chance, seuls les meilleurs pilotes s’en sortent. Souhaites-tu t’en remettre au hasard?
Il n’est pas du tout question de faire l’éloge de la chaussure minimaliste. Entre l’esthétique non assumé (le poids social), l’exigence d’une bonne transition pour ne pas se blesser (un parcours qui demande une réelle implication), la solution dans ce domaine est l’acquisition d’une vraie foulée de coureur. Un livre remarquable dans ce domaine est ‘Courir Léger: Light Feet Running’ de Solarberg Séhel.
Il existe des chaussures qui répondent à des critères pertinents de : légèreté – souplesse – confort – chaussant large qui rend un peu de liberté au pied – un drop ne dépassant pas les 4-6mm (note cependant qu’un drop faible seul n’est pas un critère majeur de choix).
Quelques marques représentatives telles que: Altra, Inov-8, Merrell, Skechers.
La Grande Majorité des Coureurs se Blessent à cause d’une Mauvaise Technique de Course (et une mauvaise gestion du planning d’entraînement). Lorsque les Vendeurs Spécialisés te disent qu’il faut un bon amorti pour Moins se Blesser, au mieux c’est de l’incompétence, sinon un Mensonge Organisé pour te vendre sa cam.

Mythe Running #3 : La Semelle Orthopédique en Prévention (ou pour Soigner) des Blessures.

Le sujet des Semelles Orthopédiques est un sujet qui cache une Réalité. Qui dit Course à Pied, dit Pied. Et lorsqu’on dit Pied, on pense podologue.
Allez, je mets le Pied dedans : Sortir de sa première Consultation chez le podologue avec une Semelle en cours de Conception, c’est comment dire…Vous avez vu un marchand de semelles. Ce qui est sûr, c’est que ce thérapeute (il n’en a que le titre) n’a pas les compétences pour bien prendre en charge le coureur; les personnes sédentaires….peut être. 😬
Voilà comment ça devrait se passer. Première consultation : un entretien au sujet du comment tu pratiques (l’anamnèse), essayer d’identifier la cause de ta blessure (c’est essentiel). Ensuite, faire le bilan des thérapies qui n’ont pas fonctionné. Et seulement si les thérapies n’ont pas fonctionné, il envisagera la possibilité de faire des semelles orthopédiques. Et oui, c’est comme les antibiotiques, ce n’est pas automatique.
Un cas doit aussi être abordé. Celui du coureur qui ne fera pas l’effort de s’impliquer personnellement dans une thérapie. Celui qui n’aura pas le courage d’optimiser sa foulée. On est dans une époque où l’individu veut tout; sans faire trop d’effort. Et que fera le podologue dans ce cas? Il vous vendra la fameuse semelle orthopédique.
Comme pour toute autre thérapie, la semelle doit être une solution provisoire. Un bassin décalé ou une jambe plus courte que l’autre ne justifie pas l’orthèse plantaire en première intention.
Bien sûr, il y a quelques cas où cela est nécessaire. Mais je n’ose croire qu’un nombre si important de coureurs soient concernés. Prendre ces quelques cas et les prendre en exemple pour justifier la vente…j’ai compris où était mon intérêt.

Mythe Running #4 : Bien Boire pour Éviter les Tendinites.

Qu’est ce qu’une tendinite? C’est une inflammation d’un tendon.
Pourquoi cette inflammation du tendon? Parce qu’il est trop sollicité: dans la durée, dans l’intensité, ou les deux.
Crois-tu qu’en buvant de l’eau, tu seras à l’abri d’une tendinite?
De manière générale, oui il faut s’hydrater. Mais pas plus que de raison.
Nos tendons peuvent être malmenés à cause d’un geste mal exécuté. Et lorsque ce mauvais geste se répète trop souvent…il ne faut pas être étonné de certaines inflammations. A noter que le renforcement musculaire permet de mieux prévenir les tendinites.
La solution efficace aux tendinites est donc d’adapter la charge d’entraînement, de faire en sorte d’adopter une foulée le plus proche possible du Light Feet Running, et d’être plus à l’écoute de ses sensations (pour mieux adapter l’entraînement).

Mythe Running #5 : Faire des Étirements Avant et Après une Course.

Un muscle souple et élastique a de meilleure capacité à l’effort. Ça c’est la théorie.
Ensuite, il y a le savoir faire. Le stretching est une discipline à part entière. Il est donc utile de consacrer un créneau (à distance de toute course) pour détendre ses muscles.
Mais le faire juste avant ou juste après (ou les deux) ne sert pas à grand chose. Vous risquez même la blessure musculaire. Avant : cela ne favorise pas la récupération musculaire. vous risquez de créer des micro-lésions. Ce sont des conseils d’un autre temps qui ne sont plus recommandés par les masseurs-kinésithérapeutes. Au risque de mal faire, autant ne rien faire. Un colloque à l’Insep l’a mis en évidence en 2010. Un autre exemple: en fin de course. Les muscles ont fourni un effort et les fibres musculaires se retrouvent fragilisés. S’étirer et c’est le risque d’abimer encore plus les fibres fatiguées.
Sans chercher la souplesse d’un gymnaste, consacrer des séances de stretching à distance de toute sortie lors d’un moment de bien-être. C’est également l’occasion de travailler sa respiration; bénéfique pour toute activité physique.

Mythe Running #6 : Courir à Jeun Facilite la Perte de Poids.

Nombreux sont les coureurs qui pratiquent la Course à Pied pour rester en bonne santé. Le désir de Bien-Être est un facteur qui incite à courir.
Perdre du poids (perdre du gras) en courant est tout à fait possible. Pour cela, faire des sorties de 45mn de manière régulière à des intensités faibles est une combinaison gagnante. Mais il n’y a pas besoin d’être à jeun pour ça (et il n’y a pas besoin de courir vite non plus).🙂
Cependant, ce n’est pas l’objectif recherché pour ce type de sortie. Dans l’éventail du programme d’entraînement, le but d’un run à jeun est de créer les conditions qui permettent au corps de mieux identifier une situation similaire en course afin de limiter le stress excessif qu’un manque de carburant pourrait créer. Il apprend à mieux ‘sourcer’ son énergie dans les réserves lipidiques.
Une sortie à jeun de plus d’une heure est déconseillée. C’est le risque de fragiliser les fibres musculaires. Après une sortie de ce type, prends un bon petit-déjeuner équilibré (protéine, glucides, hydratation). Tu favoriseras une bonne récupération.
Courir à jeun n’a donc pas pour but premier la recherche de perte de poids. Et en fonction de l’allure de course (en allant trop vite), tu risques de faire fausse route. 😜

Mythe Running #7 : Courir est Mauvais pour le Dos, les Genoux, les Articulations des Jambes.

Avant de commencer la course à pied, j’avais des lombalgies de manière très régulière. Je sais aujourd’hui que c’est la sédentarité qui en était la cause.
A l’époque, on m’a déconseillé la pratique du running; en me suggérant plutôt la natation. De même, je me souviens des nombreuses périostites ou syndrome de l’essuie glace plus jeune.
La réalité est que le corps est en bien meilleure santé lorsqu’il est en mouvement. Bougez!!
Bouge mais fais-le avec progressivité!!! Tu renforceras ainsi dos, genoux, et articulations.
En amenant le corps à faire des efforts PROGRESSIVEMENT, il te permettra d’accomplir de beaux challenges. Et cette notion de progressivité alliée à une maitrise technique (la foulée): c’est une combinaison gagnante pour relever des nouveaux défis en toute sécurité.

Mythe Running #8 : Prendre des Anti-Inflammatoires Pour se Soigner.

Souvent, lorsque ce n’est pas bien encadré, les Charges d’Entrainement en Course à Pied (un Effort trop Important) nous Emmènent vers la Blessure. Une inflammation, une contracture, une élongation, etc…et c’est une pratique revue à la baisse; avec le risque d’un déconditionnement, d’un arrêt forcé.

>> Voici un article qui te donne les Recommandations pour Bien Soigner un Coureur Blessé.

A la moindre douleur, on a alors le réflexe de prendre un calmant, un anti-inflammatoire. Or ce ne sont pas des produits qui soignent. Ce sont des produits de confort. Le risque de masquer ce signal (la douleur) que le corps nous envoie de t’emmener encore plus vers la blessure (dans un calme apparent, tu ne cherches pas à identifier la cause).
Une solution qui fonctionne très bien : le froid (pour limiter l’inflammation et pour son côté anesthésique ponctuel). Une prise en charge par un Masseur-kinésithérapeute Spécialisé en Course à Pied est idéal.
Un anti-inflammatoire bousille l’estomac. Son utilisation ne peut être qu’exceptionnelle; et sous contrôle d’un médecin compétent dans la prise en charge du sportif.
Force est de constater que l’usage d’un anti-inflammatoire relève désormais plus d’un élément de confort que d’un médicament pour soigner (car mal utilisé).

Mythe Running #9 : Le repos Guérit.

C’est un réflexe malheureux. A nouveau, la majorité des blessures est le résultat d’une contrainte physique inadaptée. Et Préconiser Systématiquement l’Arrêt Totale de la Course à Pied pour attendre que la Tempête Passe n’est Pas une Bonne Solution pour se Soigner. C’est un excès de précaution des médecins qui ont très peu de compétence dans le domaine du sport; d’où la nécessité de s’adresser à un spécialiste du sport (et dans notre cas de la course à pied).
Le chemin passe souvent par une identification de la cause pour ensuite adapter le niveau d’effort. On cherchera alors à adapter l’entraînement; dans le but de maintenir un niveau de stress physique positif pour le développement des performances sportives.
Donc OUBLIE cette Idée de Repos en espérant que le problème sera un lointain souvenir. Car dans ce cas, tu ne règles pas ton problème. Et c’est le chemin assuré vers le déconditionnement, la régression sportive.
Il n’est nullement question ici de remettre en question la notion de repos physiologique. 😉

Savoir avant tout se Remettre en Cause pour Mieux Courir

Il me semblait important de souligner les conseils qui mettent encore plus le coureur débutant en difficulté. Dans cette jungle de l’information, il est facile de s’y perdre.
Mais à partir du moment que tu comprends que toute recommandation qui te conforte dans la facilité, dans le peu d’effort, dans le confort est autant de frein à une pratique épanouissante du Running.

Si tu as identifié d’autres Mythes qui méritent l’attention des Coureurs, partage tes informations en commentaire (juste en dessous).
Comprends comment tu cours pour t’améliorer et moins te blesser. 😉

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